Des candidats et recruteurs échangent autour d’une table de tennis de table dans un gymnase à Amiens.
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À Amiens, recruter autrement : le sport révèle les talents cachés

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Le recrutement sans CV, un révélateur de compétences pour les DRH

Que s’est-il passé à Amiens le 29 septembre 2026 ?

À Amiens, une opération « Du Stade vers l’Emploi » a réuni tennis de table et rencontres professionnelles. L’événement était organisé par France Travail, avec la Fédération française de tennis de table et Amiens Sport Tennis de Table.

Douze entreprises et quatre-vingts demandeurs d’emploi ont participé à cette édition. Le rendez-vous s’est tenu à la salle Albéric-Labaume, dans un cadre volontairement éloigné des bureaux de recrutement.

La journée suivait une séquence en trois temps. Le matin, candidats et recruteurs jouaient en équipes, sous leur prénom, sans connaître leurs rôles respectifs. Un repas partagé prolongeait ensuite les échanges. L’après-midi était consacré aux entretiens et à la présentation des postes.

Cette précision compte pour les DRH : l’anonymat et l’absence de CV caractérisaient d’abord la phase sportive. Ils ne remplaçaient pas l’analyse des candidatures ni les entretiens ultérieurs. Le dispositif modifie le premier contact, sans abolir les étapes nécessaires à une décision d’embauche.

La présentation de l’opération amiénoise par Metropolys souligne les qualités observées : écoute, rigueur, esprit d’équipe et anticipation. Celles-ci peuvent compléter les compétences techniques, selon les postes proposés.

Pourquoi le sport peut-il enrichir l’évaluation des candidats ?

Un CV décrit un parcours, des diplômes et des expériences déclarées. Il renseigne moins directement sur la manière dont une personne coopère, écoute une consigne ou réagit à un imprévu.

Une activité collective donne aux recruteurs un contexte d’observation différent. Ils peuvent voir comment les participants prennent leur place, adaptent leur comportement et communiquent avec un groupe. Le tennis de table favorise notamment des échanges rapides, l’attention et l’ajustement à l’adversaire.

Il ne s’agit pas de transformer une partie en épreuve de sélection sportive. Les organisateurs présentent des activités accessibles, conçues pour favoriser l’échange. France Travail précise que les participants n’ont pas besoin d’être sportifs. L’objectif est de rendre visibles des attitudes, non de noter une performance physique.

Pour une DRH, cet angle répond à une question opérationnelle : un candidat saura-t-il contribuer au collectif et apprendre en situation ? La réponse ne peut toutefois reposer sur une impression isolée. L’observation gagne à être reliée aux exigences réelles du poste et à des critères annoncés aux recruteurs.

Le sport peut aussi atténuer certains effets du formalisme initial. Un candidat peu à l’aise dans un entretien classique peut se présenter plus naturellement dans une activité collective. À l’inverse, un recruteur découvre parfois une personne au-delà de son premier jugement sur un parcours ou un diplôme.

Cette approche ne supprime pas les biais. Les recruteurs peuvent interpréter différemment les mêmes comportements ou valoriser des attitudes familières. Il faut donc partager une grille d’observation simple, former les participants et croiser les impressions avec un entretien structuré.

Comment inscrire cette initiative dans l’emploi des Hauts-de-France ?

À Amiens, cette édition s’inscrit dans une démarche régionale qui existe depuis 2021, selon le compte rendu local. Les opérations rapprochent les acteurs de l’emploi, les employeurs et les clubs sportifs autour de recrutements moins conventionnels.

Le territoire offre aussi des formats plus classiques. Un rendez-vous consacré au BTP, annoncé à Amiens pour le 13 octobre 2026, prévoit des entretiens courts avec CV et la participation de la Fédération du BTP de la Somme. Un job dating dédié à l’apprentissage figure également dans l’agenda métropolitain d’octobre.

Cette coexistence est utile aux DRH. Le recrutement sans CV ne doit pas devenir une méthode unique, opposée aux pratiques habituelles. Il peut constituer une porte d’entrée supplémentaire, particulièrement pertinente lorsque le savoir-être, la motivation ou le potentiel d’apprentissage comptent fortement.

L’écosystème régional est également soutenu par la mobilisation des services publics de l’emploi et d’employeurs locaux. La CPAM de la Somme a annoncé sa participation à l’événement amiénois. Cette présence illustre l’intérêt possible de structures publiques et privées pour les démarches de rencontre directe.

À l’échelle nationale, France Travail a indiqué le 28 septembre 2026 que 580 opérations « Du Stade vers l’Emploi » avaient eu lieu en 2025. L’organisme rapporte que six participants sur dix ont retrouvé un emploi dans les mois suivants. Ce chiffre constitue un indicateur déclaré à l’échelle du dispositif, et non un bilan propre à Amiens.

La même communication rapporte que plus de 10 000 jeunes ont retrouvé un emploi en 2025 grâce aux actions d’insertion par le sport. Le programme mobilise des clubs amateurs, des clubs professionnels et des fédérations. France Travail, le CNOSF et le Medef ont par ailleurs annoncé une fondation visant l’insertion professionnelle de 100 000 jeunes d’ici 2030.

Ces chiffres indiquent une dynamique, mais ne démontrent pas à eux seuls un lien causal entre une journée sportive et l’embauche. Pour piloter leur politique de recrutement, les DRH doivent examiner les suites effectives : entretiens, embauches, délais et maintien dans l’emploi.

Quels garde-fous permettent de recruter autrement sans perdre en exigence ?

La rencontre informelle ouvre une relation. Elle ne remplace ni la vérification des compétences, ni l’étude des contraintes du poste, ni les échanges avec le responsable opérationnel.

Avant l’événement, les entreprises ont intérêt à définir les emplois réellement ouverts. Elles peuvent ensuite préciser les compétences nécessaires, les conditions de travail, les prérequis indispensables et les éléments qui peuvent être acquis après l’embauche.

Les recruteurs doivent aussi distinguer une observation ponctuelle d’une conclusion définitive. Une attitude pendant une activité ne prédit pas mécaniquement la performance future. Elle fournit un élément à confronter aux exemples professionnels, aux mises en situation liées au poste et aux références disponibles.

Pour limiter les jugements subjectifs, les équipes peuvent partager quelques critères observables. Par exemple : la capacité à écouter une consigne, à demander de l’aide, à coopérer ou à s’adapter après une erreur. Chaque critère doit être relié aux missions concernées, et non à une préférence personnelle.

La transparence reste importante. Les participants doivent savoir comment se déroulera la journée, à quel moment les recruteurs seront identifiés et quelles étapes suivront. Le principe « sans CV » ne signifie pas absence d’information sur les postes, ni décision immédiate d’embauche.

Après l’événement, un suivi rapide évite que l’énergie créée ne retombe. Un contact clair, un calendrier d’entretien et un retour aux candidats rendent le processus plus lisible. Le DRH peut ainsi transformer une rencontre informelle en parcours de recrutement sérieux et respectueux.

Business case : quand le management de transition accélère la transformation RH

Dans quelles situations un DRH peut-il avoir besoin d’un manager de transition ?

Une initiative locale peut mettre en évidence un enjeu plus large : les pratiques de recrutement ne répondent pas toujours aux besoins de l’entreprise. Plusieurs postes restent vacants, les candidatures pertinentes sont rares, ou les responsables opérationnels peinent à évaluer les profils atypiques.

La difficulté peut également venir d’une fonction RH en tension. Une vacance de poste, une réorganisation, une croissance rapide ou une transformation industrielle peuvent réduire la capacité à piloter les recrutements. Dans ce contexte, l’entreprise doit maintenir son activité tout en faisant évoluer ses méthodes.

Un manager de transition RH apporte alors un leadership opérationnel temporaire. Il ne se limite pas à formuler des recommandations. Il prend en charge un périmètre défini, mobilise les équipes et conduit les actions jusqu’à leur transfert aux responsables internes.

Pour un groupe industriel ou logistique des Hauts-de-France, le besoin peut concerner des profils en production, en maintenance, en entrepôt ou en fonctions support. Le manager de transition évalue d’abord où se situent les blocages : définition des postes, attractivité, sélection, délais de décision ou intégration.

Quel type de manager intervient et dans quels délais ?

Selon l’urgence, un directeur des ressources humaines de transition peut être mobilisé rapidement, souvent en quelques jours à deux semaines. Ce délai dépend de la disponibilité des profils et de la précision du mandat. Il ne constitue pas une garantie uniforme.

Pour un enjeu plus ciblé, un directeur du recrutement ou un responsable des talents de transition peut conduire une mission resserrée. Il peut harmoniser les pratiques, structurer les partenariats locaux et organiser des événements de recrutement adaptés aux métiers prioritaires.

La première phase porte généralement sur un diagnostic court, réalisé avec la direction générale, les responsables d’activité et les équipes RH. Le manager examine les postes critiques, les flux de candidatures, les délais de décision et les motifs de désistement. Il identifie ensuite les actions qui peuvent être lancées immédiatement.

Une mission plausible de trois à six mois pourrait accompagner un site industriel amiénois confronté à des recrutements récurrents. Le manager sécuriserait d’abord les priorités de recrutement, puis testerait plusieurs canaux : candidatures directes, rencontres de terrain, partenariats de formation et recrutements sans CV pour les postes concernés.

Quel impact mesurable peut-on attendre de la mission ?

Les résultats doivent être définis avant le démarrage. Les indicateurs peuvent inclure le délai entre l’ouverture d’un poste et l’embauche, la part des postes pourvus, le nombre d’entretiens réalisés et le taux de présence des candidats.

La qualité des décisions mérite également un suivi. L’entreprise peut mesurer le maintien en poste à trois ou six mois, le passage de la période d’essai et la satisfaction des responsables opérationnels. Ces repères doivent être comparés à une situation de départ, en tenant compte des métiers et des conditions locales.

Pour un événement inspiré du format amiénois, le tableau de bord distinguerait les participants, les candidats recontactés, les entretiens conduits, les propositions émises et les recrutements finalisés. Il suivrait également les suites négatives ou les besoins de formation. La participation seule ne prouve pas l’efficacité d’un dispositif.

Le manager de transition peut aussi aider à établir un cadre commun d’évaluation. Il définit les critères associés à chaque emploi, prépare les recruteurs et formalise les étapes de décision. Les équipes gagnent alors en cohérence, même lorsque plusieurs sites ou services recrutent simultanément.

Comment s’assurer que la transformation reste après la mission ?

Le management de transition est temporaire, mais sa valeur dépend de la capacité à rendre les équipes autonomes. Le manager documente les méthodes, transmet les outils et accompagne les responsables RH qui reprendront le pilotage.

Il peut former les recruteurs à conduire des entretiens structurés après une première rencontre informelle. Il peut aussi instaurer des points de suivi entre RH, managers et partenaires territoriaux. Ainsi, une expérimentation ponctuelle devient une méthode reproductible, évaluée et ajustable.

Le transfert porte enfin sur la gouvernance. Qui valide les besoins ? Qui conduit les entretiens ? Qui suit l’intégration ? Qui mesure les résultats ? Des responsabilités explicites empêchent le dispositif de dépendre d’une seule personne ou d’un événement annuel.

Pour les directions des ressources humaines, l’enjeu dépasse donc le choix d’un format original. Il s’agit de relier l’attractivité, l’évaluation, la rapidité de décision et la fidélisation. Un manager de transition peut orchestrer ces chantiers lorsque le temps manque, que la fonction est fragilisée ou que les résultats doivent progresser rapidement.

FAQ : les questions des DRH sur le recrutement sans CV

Le recrutement sans CV signifie-t-il que les compétences ne sont plus vérifiées ?

Non. À Amiens, l’absence de CV concernait la phase sportive et anonyme. Les recruteurs présentaient ensuite les postes et échangeaient avec les candidats. Les compétences doivent être vérifiées par des entretiens structurés et des critères liés au poste.

Quels postes se prêtent le mieux à ce format ?

Il est particulièrement utile lorsque la coopération, l’écoute, la motivation ou l’apprentissage comptent dans la réussite. Il peut compléter le recrutement de métiers opérationnels ou de services. Les qualifications réglementaires et les compétences techniques restent vérifiées par des étapes adaptées.

Quand faire appel à un manager de transition RH ?

Lorsqu’un poste RH stratégique est vacant, qu’un plan de recrutement bloque ou qu’une transformation exige une conduite immédiate. Le manager prend un mandat opérationnel, fixe des indicateurs et transmet les méthodes aux équipes internes avant la fin de sa mission.

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