Délégation Bourgogne‑Franche‑Comté au CES 2026, stand French Tech BFC animé
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Innovation & Tech — Délégation BFC au CES 2026 : 10 start‑ups French Tech BFC à Las Vegas

CES 2026 Bourgogne‑Franche‑Comté : la Région et la French Tech BFC ont conduit une délégation de 18 entreprises, dont 10 start‑ups exposantes, au Consumer Electronics Show à Las Vegas (6-9 janvier 2026) pour accélérer l’internationalisation, nouer des partenariats commerciaux et réaliser une veille technologique ciblée sur l’IA, le hardware et la mobilité.

Un déploiement régional organisé et chiffré

La présence de la Bourgogne‑Franche‑Comté au CES 2026 s’est matérialisée par une délégation coordonnée par la Région, la French Tech BFC et la CCI BFC. Selon les communiqués locaux, 18 structures régionales ont participé, dont une dizaine de start‑ups ayant des stands sur le pavillon startups. Cette mobilisation constitue l’un des plus importants envois d’entreprises BFC au CES ces dernières années, visant à multiplier les rendez‑vous B2B et les opportunités d’export.

Les start‑ups présentes : secteurs et démonstrations

Parmi les exposants figurent des acteurs positionnés sur l’IA générative, les dispositifs hardware et les solutions de mobilité. Les entreprises mises en avant incluent, selon les communications régionales, des noms comme Abeye (moniteur Lexilens pour troubles neurovisuels), OHAIO (plateforme d’interprétation en temps réel) et d’autres solutions orientées industrie du futur et formation immersive.

Ces start‑ups ont profité d’un calendrier dense de démonstrations et de rendez‑vous qualifiés pour valider des POC, tester l’accueil du marché nord‑américain et approcher des partenaires industriels.

Cas concret : Abeye et le moniteur Lexilens

Abeye a profité du salon pour présenter le moniteur Lexilens — un écran qui réduit la « surcharge neurovisuelle » pour les personnes dyslexiques — et suscite un intérêt marqué de la part d’acteurs éducatifs et de distributeurs. Des médias spécialisés ont relayé cette annonce, illustrant la portée produit‑first recherchée par les start‑ups au CES.

Objectifs stratégiques : visibilité, export, financement

La stratégie poursuivie par la délégation était triple : accroître la visibilité internationale, accélérer l’export et capter des financements. Le CES est, pour ces PME et start‑ups, un lieu de rendez‑vous privilégié : rendez‑vous B2B, rencontres investisseurs, et repérage technologique. La Région a mis en avant l’objectif de transformer ces contacts en opportunités concrètes d’ici 12 à 18 mois.

Organisation logistique et format collectif

La présence s’est faite principalement sur le format collectif, via des espaces mutualisés du type pavillon startups (« Eureka Park ») et des stands régionaux portés par les réseaux locaux. Cette approche permet de réduire les coûts unitaires et d’optimiser la visibilité. Le collectif MadeInBFC a aussi signalé une présence organisée et l’affichage d’un stand collectif, ce qui illustre l’effort de mutualisation territorial.

Veille technologique : focus IA, hardware et mobilité

Le salon a confirmé les tendances observées en 2025 : IA générative, solutions embarquées/edge devices, réalité mixte pour la formation, et outils de mobilité intelligente. Pour les directeurs industriels, le CES reste un baromètre utile pour mesurer l’intensité des ruptures technologiques et identifier des partenaires de co‑développement.

Impacts attendus sur les chaînes industrielles

L’adoption de solutions IA et hardware présentées au CES peut accélérer la maintenance prédictive, la supervision à distance et la personnalisation produit. Les entreprises BFC présentes cherchent précisément à démontrer la robustesse de leurs prototypes face aux contraintes industrielles (interopérabilité, coût total de possession, scalabilité).

Résultats immédiats et retombées pressenties

Sur le plan quantitatif, la mission a généré une centaine de rendez‑vous qualifiés pour l’ensemble de la délégation, selon les bilans internes présentés par les organisateurs. À plus long terme, la Région vise la transformation d’au moins 10 % de ces rendez‑vous en opportunités commerciales ou POC sur 12 mois.

Financement et investissement : quels signaux ?

Le CES offre une fenêtre d’exposition aux fonds et business angels présents sur place. Les start‑ups de la délégation ont ciblé des interlocuteurs de l’investissement early‑stage et corporate venture. La démarche s’inscrit dans une logique de levée de fonds préparée en amont, avec des roadshows et dossiers de scaling prêts à être présentés.

Retour d’expérience : posture commerciale et préparation

Les équipes interrogées après le salon soulignent l’importance d’une préparation fine : pitchs calibrés en anglais, démonstrateurs robustes, catalogue produit digitalisé et planning serré de rendez‑vous. La French Tech BFC a accompagné la préparation (coaching pitch, matchmaking), ce qui a augmenté le taux de rendez‑vous qualifiés.

Effet territorial : rayonnement et écosystème

Au‑delà des bénéfices commerciaux, la participation renforce la visibilité du territoire et valorise le label French Tech BFC à l’international. Les retombées médiatiques locales (presse régionale et spécialisée) contribuent à attirer talents et partenaires industriels, essentiels pour la montée en charge industrielle de certaines technologies.

Partenariats locaux et filières

Le lien entre start‑ups et PME industrielles régionales se renforce : plusieurs rendez‑vous ont été organisés entre exposants du CES et donneurs d’ordre de Bourgogne‑Franche‑Comté, ouvrant la voie à des tests en milieu réel et à des commandes pilotes.

Risques et points de vigilance

Le CES présente aussi des défis : coûts élevés, compétition d’attention (4 000 exposants sur le salon), et nécessité d’un suivi post‑salon intense pour transformer les leads. Les acteurs régionaux recommandent d’intégrer dès la mission une feuille de route commerciale opérationnelle (suivi CRM, KPI de conversion).

Perspectives : capitaliser sur l’expérience CES

La Région BFC et la French Tech BFC prévoient de capitaliser sur cette édition pour structurer des programmes d’accompagnement à l’export plus durables (formations, aides au développement international, programmes d’hébergement). Les retours terrain serviront à affiner les critères de sélection des futures délégations et à prioriser les filières cibles.

Ressources et lectures complémentaires

Pour aller plus loin sur la composition de la délégation et les annonces produits, consultez le dossier de la French Tech BFC sur le CES 2026 : présentation officielle de la délégation et des start‑ups.

Un compte‑rendu médiatique local détaillé est disponible via le reportage régional : couverture Infos‑Dijon de la mission.

Ce que cela signifie pour un directeur industriel

Pour un responsable d’usine ou de développement produit, la participation de la Bourgogne‑Franche‑Comté au CES 2026 est l’occasion d’identifier des technologies à tester rapidement (IA pour maintenance, capteurs edge pour supervision, outils XR pour formation). Explorer des POC avec des start‑ups régionales réduit les risques de sourcing à l’étranger et facilite l’intégration opérationnelle.

Prochaines étapes recommandées

  • Capitaliser sur les contacts CES : planifier des POC sur 3 à 6 mois avec KPI clairs.
  • Structurer des partenariats industriels‑start‑up (contrats pilotes, NDA, évaluation coûts/bénéfices).
  • Intégrer une veille technologique trimestrielle orientée IA et hardware pour anticiper les ruptures.
  • Participer aux programmes régionaux d’accompagnement à l’export proposés par la Région et la French Tech BFC.

Une mission qui se poursuit au‑delà du salon

La présence à Las Vegas est une étape : la valeur réelle sera mesurée par la capacité des acteurs à transformer visibilité en contrats et en tests industriels. Le format collectif et l’accompagnement institutionnel ont réduit les barrières à l’entrée ; l’enjeu maintenant est d’assurer un suivi structuré des opportunités commerciales et des financements identifiés.

En ouverture : alors que les technologies présentées au CES 2026 continuent d’évoluer, la Bourgogne‑Franche‑Comté dispose d’un levier tangible pour accélérer l’industrialisation locale des innovations, à condition d’articuler préparation commerciale, capacités de test et soutien financier ciblé.

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