L’incendie Cestas a embrasé un bâtiment industriel de 500 m² le 5 février 2026 à Cestas (Gironde), entraînant l’arrêt partiel de l’activité pour cinq entreprises installées dans les cellules du site et la mise en chômage technique de six salariés. Les secours ont rapidement maîtrisé le sinistre ; l’intervention et les premières expertises ouvrent aujourd’hui des questions opérationnelles, sociales et assurantielles cruciales pour les directeurs d’industrie de la région.
Déroulé de l’intervention et situation sur place
Le sinistre s’est déclaré en matinée dans un petit ensemble de cellules industrielles et commerciales (surface totale d’environ 500 m²). Les pompiers de la Gironde ont été dépêchés sur place et ont confiné le feu pour éviter la propagation aux cellules voisines. Selon la presse locale, une mobilisation importante des sapeurs‑pompiers a permis d’éteindre les flammes rapidement et d’éviter un bilan humain plus lourd. Le bâtiment ayant abrité cinq entreprises subit aujourd’hui des dégâts variables (dégâts par feu, fumées et dégâts d’eau lors des moyens d’extinction).
Les premiers constats techniques porteront sur l’origine du sinistre, l’état des installations électriques et la présence éventuelle de produits stockés dans les cellules. À court terme, les entreprises doivent sécuriser les lieux, procéder à un inventaire des matériels et des stocks, puis établir des déclarations sinistre auprès des assureurs.
Impact humain et dispositif social : activité partielle et chômage technique
Immédiatement après l’incendie Cestas, six salariés ont été placés en chômage technique en raison de l’arrêt d’exploitation. Pour les entreprises concernées, la mise en place de l’activité partielle est souvent la solution la plus rapide pour maintenir les droits sociaux des salariés et préserver la trésorerie. Le dispositif est opéré via la plateforme officielle activitepartielle.emploi.gouv.fr, qui précise les modalités d’indemnisation et les démarches administratives à engager.
Sur le plan chiffré, pour un sinistre de petite à moyenne ampleur :
- Nombre d’entreprises impactées : 5 (cells partagées dans le même bâtiment) ;
- Personnes en arrêt technique recensées à la date initiale : 6 salariés ;
- Surface touchée : ~500 m² ;
- Durée prévisionnelle de l’arrêt : variable, de quelques jours à plusieurs semaines selon l’ampleur des dégâts et la disponibilité des assurances et prestataires.
Conséquences économiques pour les TPE/PME : coûts, assurances, continuité
Pour des petites entreprises implantées en cellules, l’impact économique d’un sinistre est souvent disproportionné : coûts de réparation, pertes de marchandises, interruption de contrats clients et besoin de relocation temporaire. Les directeurs d’usine et responsables d’exploitation doivent coordonner rapidement trois actions prioritaires : sécuriser le site, chiffrer les pertes et activer les garanties d’assurances (dommages aux biens, pertes d’exploitation).
Les premières démarches recommandées comprennent :
- Déclaration de sinistre auprès de l’assureur dans les 5 à 10 jours selon police ;
- Inventaire photographique des biens et stocks endommagés ;
- Recours à des entreprises de décontamination / séchage si nécessaire ;
- Évaluation des impacts commerciaux et communication avec les clients et fournisseurs pour prioriser les commandes critiques.
Aspects assurantiels et pertes d’exploitation
La couverture « pertes d’exploitation » est essentielle pour compenser le manque à gagner pendant la période d’arrêt. Les dirigeants doivent aussi vérifier les franchises, délais de carence et plafonds de garantie. Un diagnostic technique rapide, établi par expert mandaté, accélère la reconnaissance du sinistre et l’ouverture des indemnisations.
Risques réglementaires et environnementaux
Selon la nature des activités abritées (stockage de solvants, peintures, produits chimiques), la préfecture et les services de l’État peuvent imposer des contrôles supplémentaires ou des mesures conservatoires. Dans d’autres sinistres industriels récents, la préfecture de Gironde a ordonné des analyses de qualité de l’air et des eaux de ruissellement lorsque des substances dangereuses étaient suspectées. Le site de la préfecture signale les mesures et prescriptions en pareil cas : gironde.gouv.fr.
Pour les responsables d’usine, il est essentiel d’anticiper :
- Contrôles de conformité ICPE / stockage : vérifier si l’activité est soumise à autorisation ou déclaration ;
- Risques d’exposition pour les employés (fumées, particules) : organiser des visites médicales et informations salariés ;
- Gestion des déchets dangereux générés par l’incendie (conteneurs, textiles, résidus) : faire appel à un prestataire agréé pour évacuation et traçabilité.
Enquête, responsabilités et reprise d’activité
Une enquête technique et éventuellement judiciaire peut être ouverte pour déterminer l’origine du sinistre. Les inspections porteront sur les installations électriques, la conformité des locaux aux normes feu, la gestion des déchets et la présence de systèmes d’extinction adaptés. Les décisions d’experts orienteront les travaux correctifs nécessaires avant toute remise en service.
Du point de vue juridique, les responsabilités peuvent concerner : le propriétaire du bâtiment, les entreprises locataires (selon l’origine), ou des tiers (sous‑traitants, électriciens). Les directeurs d’industrie devront se coordonner avec les juristes, assureurs et organismes de contrôle pour sécuriser une reprise conforme et contrôlée.
Checklist opérationnelle pour les directeurs d’industrie (DI)
Pour un DI confronté à un sinistre similaire, une feuille de route prioritaire :
- Sécuriser : périmètre, coupure énergies, consignation des zones dangereuses ;
- Protéger les salariés : suivi médical, information, assistance RH (activité partielle) ;
- Documenter : photos, inventaires, sauvegardes informatiques, preuves contractuelles ;
- Activer : assurances, expertises, prestataires de nettoyage/décontamination ;
- Communiquer : clients, fournisseurs, banques, institutionnels (commune, préfecture) ;
- Planifier : reprise progressive, relocalisation temporaire, priorisation des commandes.
Appui local et relations avec les autorités
Les entreprises sinistrées peuvent solliciter un accompagnement auprès des services de la préfecture et des collectivités territoriales pour des solutions temporaires d’hébergement d’activité ou de stockage. La coordination avec la mairie de Cestas et la préfecture peut accélérer des démarches administratives (permits, autorisations temporaires). Le communiqué initial et la suite des actions peuvent être suivis via la presse locale ; l’article d’origine est disponible ici : compte‑rendu presse sur Actu.fr.
Ce que doivent retenir les directeurs d’usine dans la région Nouvelle‑Aquitaine
L’incendie Cestas rappelle que même les petits ensembles de cellules industrielles concentrent des risques significatifs pour plusieurs petites structures. Pour un directeur d’industrie, les leçons opérationnelles sont claires : maintenir des procédures d’urgence, vérifier les assurances (dommages et pertes d’exploitation), disposer d’un plan de continuité et formaliser des contacts avec prestataires d’urgence (décontamination, mise en sécurité).
La coordination rapide entre secours, élus, assureurs et direction d’entreprise permet de réduire les délais de remise en activité et d’éviter des conséquences durables sur l’emploi local.
Suivi et perspectives pour les entreprises concernées
Les entreprises touchées à Cestas doivent désormais organiser un redémarrage sécurisé : expertises techniques, chiffrage des pertes, reclassement temporaire de la production, et échanges avec les assureurs pour la couverture des travaux et pertes d’exploitation. Le calendrier de reprise dépendra des constats d’expert et de la capacité des prestataires à intervenir. En parallèle, la mise en place d’un plan d’accompagnement RH et de communication avec les clients est indispensable pour limiter l’impact commercial.
Pour plus d’informations pratiques sur l’activité partielle et les démarches à engager, la plateforme gouvernementale dédiée fournit des fiches et formulaires : activitepartielle.emploi.gouv.fr. Pour les prescriptions et contrôles locaux, le site de la préfecture de la Gironde publie les communiqués et obligations applicables : gironde.gouv.fr.
Incendie Cestas reste l’objet d’enquêtes techniques ; les directeurs d’industrie et responsables d’exploitation de la région devront suivre les conclusions pour tirer des enseignements et renforcer la résilience de leurs sites.






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