Usine Tekever à Cahors Sud, façade de l'atelier et personnels en tenue sur le parvis
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Tekever installe une usine de drones à Cahors Sud : un tournant industriel pour l’Occitanie

usine de drones à Cahors : Tekever annonce l’aménagement d’un bâtiment de 4 500 m² à Cahors Sud pour y installer des lignes d’assemblage, d’intégration et de tests. Le projet vise une mise en production opérationnelle dès l’été 2026, la création d’environ 100 emplois sur 5 ans et la structuration d’une chaîne de valeur locale en Occitanie.

Un site industriel prêt à l’emploi et un calendrier resserré

L’implantation prévue au Parc des Expositions de Cahors mobilise un bâtiment existant, favorisant un démarrage rapide par rapport à une construction neuve. La stratégie d’adaptation des locaux permet de réduire les délais : travaux d’aménagement, qualification des lignes et premiers essais au sol et en vol sont programmés pour une montée en cadence dès 2026.

Le site bénéficie d’une proximité logistique appréciable : accès routier via l’A20, liaison avec l’aérodrome de Cahors–Lalbenque pour les essais en vol, et desserte des fournisseurs régionaux. Selon le communiqué officiel, Tekever prévoit une montée progressive de la production, avec une phase pilote puis une cadence cible visant « quelques dizaines d’unités par mois ». Pour plus de détail sur l’annonce initiale, voir le article de La Dépêche sur l’arrivée à Cahors.

Capacités techniques : production, AIT et essais

Le futur atelier accueillera l’assemblage final, les opérations AIT (Assembly, Integration & Test) et des bancs de qualification pour capteurs et liaisons radiofréquences. Les plateformes visées couvrent les gammes tactiques et de moyenne autonomie, incluant des modèles proches des R3/R5 utilisés sur des marchés européens.

La mise en place d’infrastructures RF et de cellules d’essais permettra de conduire des campagnes de validation conformes aux exigences défense et civiles. Le site vise à centraliser des opérations critiques : intégration de charge utile, calibration d’avionique et essais de réception/transmission, minimisant ainsi la dépendance à des prestataires lointains.

Impact économique local et structuration de la chaîne de valeur

L’implantation de Tekever à Cahors est présentée comme un levier de création de valeur pour le Lot et l’Occitanie. Au-delà des emplois directs (estimés à ~100 postes sur 5 ans), le projet doit générer des retombées chez les sous-traitants locaux : usinage, électronique, câblage, assemblage mécanique et logistique.

La direction de Tekever mentionne l’intention de s’appuyer sur les acteurs régionaux et les pôles de compétence existants (centres de formation, cluster mécaniques) pour sécuriser la supply chain. Le soutien public se matérialise par un accompagnement d’attractivité locale ; la région et des structures comme AD’OCC ont communiqué leur appui. Voir le communiqué officiel de TEKEVER sur le nouveau site pour les engagements précis du groupe.

Chiffres clés et hypothèses de production

  • Surface : 4 500 m² de locaux réaménagés.
  • Emplois : ~100 créations prévues sur 5 ans (démarrage 20–40 postes en 2026).
  • Calendrier : aménagement 1er semestre 2026, premiers vols-tests et production pilotes été 2026.
  • Cadence visée : phase initiale ~10 unités/mois, montée à « quelques dizaines » par mois à maturité.

Ce que cela change pour un Directeur Industrie et Usine (DI)

Pour un responsable industriel, l’arrivée d’une usine de drones à Cahors pose des défis opérationnels et stratégiques : recrutement qualifié, planification de la montée en cadence, industrialisation des processus, qualification et traçabilité, et gestion des flux fournisseurs. La localisation privilégie la collaboration avec des PME locales mais impose d’anticiper les besoins en compétence et en équipements.

Recrutement et compétences

Les profils recherchés incluent techniciens électronique, opérateurs d’assemblage, ingénieurs qualité et maintenance, responsables de production et spécialistes essais en vol. Le DI devra bâtir un plan de formation rapprochant les centres de formation régionaux et les modules internes d’habilitation spécifiques aux systèmes aéroportés.

Industrialisation et qualité

L’industrialisation des processus doit intégrer les exigences de sûreté et de conformité propres au secteur défense/spatial : maîtrise statistique des procédés, qualification des fournisseurs, traçabilité des composants critiques et gestion stricte des non-conformités.

Logistique, supply chain et essais

Mettre en place des circuits logistiques adaptés (composants électroniques sensibles, pièces mécaniques) et organiser les campagnes d’essais avec l’aérodrome local seront prioritaires. Le DI devra également piloter la relation avec les autorités aéronautiques locales pour garantir les créneaux d’essais en vol.

Risques industriels et points d’attention

Plusieurs risques sont identifiables : dépendance fournisseur pour certains composants critiques, délais dans la montée en compétences, contraintes réglementaires liées aux exportations, et besoin de sécurisation des données et des installations. Le risque d’une montée en cadence trop rapide sans capacité d’appui local (maintenance, pièces de rechange) peut affecter la fiabilité des livraisons.

Sur le plan réglementaire, il faudra veiller aux contrôles dual-use et aux impératifs de souveraineté industrielle, surtout si le site participe à des contrats de défense. La coordination avec les autorités et le respect des normes ISO et EN seront des éléments déterminants.

Opportunités pour l’écosystème régional

L’implantation représente une opportunité pour les sous-traitants locaux d’accéder à des contrats stables et de monter en compétences sur des technologies avancées (avionique, capteurs, RF). Elle peut accélérer la création d’un pôle de compétence drones en Lot et dans les territoires voisins, favorisant la résilience industrielle de la région.

La dynamique devrait aussi bénéficier aux centres de formation technique et aux filières d’apprentissage, qui pourront contractualiser des parcours adaptés aux besoins du site.

Ressources et sources complémentaires

Pour approfondir les éléments techniques et institutionnels liés à cette implantation, consulter le communiqué officiel de Tekever sur le site du groupe, la couverture locale de La Dépêche et la synthèse de la filière publiée par le GIFAS le 6 février 2026. Le rôle d’accompagnement régional est illustré par la communication d’AD’OCC relative à l’accompagnement régional.

Prochaines étapes opérationnelles et perspectives

À court terme, les priorités sont la finalisation des travaux d’adaptation, le recrutement initial et la mise en place des bancs d’essais. À moyen terme, il faudra sécuriser des contrats-cadres et structurer une relation pérenne avec les fournisseurs régionaux.

Pour un Directeur Industrie et Usine, ce dossier exige une doble approche : organiser la montée en capacité industrielle (process, qualité, sécurité) tout en pilotant l’intégration au territoire (partenariats formation-sociétés, soutien logistique). L’arrivée de Tekever à Cahors est une opportunité pour repenser les chaînes locales d’approvisionnement et pour créer un pôle industriel de drones en Occitanie qui pourrait générer des effets d’entraînement économiques significatifs.

À suivre

Le calendrier public et les premières embauches seront des indicateurs à surveiller dans les mois à venir. Les directeurs industriels intéressés par des partenariats, des offres d’emploi ou des fournisseurs peuvent suivre les communications officielles de Tekever et des collectivités locales pour s’aligner sur les opportunités de la montée en charge industrielle.

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