Plateforme DHL Express Lyon‑Saint‑Exupéry — parvis, quais et véhicules électriques en activité
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DHL Express : montée en charge à Lyon‑Saint‑Exupéry pour affronter les pics de Noël

DHL Express Lyon‑Saint‑Exupéry a accéléré sa montée en charge pour absorber le flux e‑commerce de fin d’année : la plateforme inaugurée en juin 2025 monte en puissance pour gérer des pointes de plusieurs centaines de milliers d’envois. Cette montée en charge combine capacité de tri, renforts RH et mesures pour réduire les émissions sur le dernier kilomètre.

Un site hybride et volumétrie : chiffres et capacités

La nouvelle plateforme lyonnaise, située sur la zone de l’aéroport, propose une capacité de tri annoncée de 17 500 colis par heure et une zone d’exploitation optimisée pour la préparation saisonnière. Inaugurée officiellement en juin 2025, elle a été dimensionnée pour absorber les hausses saisonnières et concentrer les flux régionaux de la grande région Auvergne‑Rhône‑Alpes.

Sur le mois de décembre, les estimations locales remontées par la presse régionale font état d’environ 540 000 colis à traiter pour la zone, soit une augmentation à deux chiffres par rapport à un mois moyen. Pour tenir ces volumes, la plateforme met en œuvre des chaînes de tri intégrées, des quais rapides et des rotations aériennes / routières harmonisées.

Organisation opérationnelle et ressources humaines

La montée en charge s’appuie sur un renfort temporaire des équipes et sur une organisation en plages étendues. Le site a recruté massivement pour les pics : embauches saisonnières, recours à des intérimaires spécialisés et mobilisation des équipes permanentes. Selon les communications locales, le périmètre opérationnel mobilise au total plusieurs centaines de collaborateurs en service, avec des pics d’activité concentrés sur les fins de semaine précédant Noël.

Les mesures d’organisation comprennent :

  • créneaux de travail élargis (travail en continu sur certaines lignes) ;
  • parcage intelligent des véhicules de collecte et livraison ;
  • procédures accélérées de tri et adaptation des plages logicielles pour éviter les goulots d’étranglement.

Logistique urbaine et dernier kilomètre : ambitions bas carbone

Le site de Lyon‑Saint‑Exupéry est présenté par l’opérateur comme un levier pour améliorer la performance du dernier kilomètre en région. Les actions concrètes évoquées comprennent l’introduction de véhicules électriques, la multiplication des points relais et l’usage de solutions de livraison douce (triporteurs, vélos cargos) pour les derniers kilomètres urbains.

Sur ses objectifs, DHL affiche des cibles de réduction d’émissions et des programmes pour augmenter la part des livraisons zéro‑émission. Ces leviers sont cruciaux pour diminuer l’empreinte carbone des opérations et répondre à la pression réglementaire et des clients sur la neutralité climatique.

Exemples de mesures techniques sur site

La plateforme intègre des dispositifs techniques pour réduire sa consommation : éclairage LED, systèmes de récupération d’eau de pluie, bornes de recharge pour véhicules électriques (plusieurs dizaines installées) et optimisation énergétique des quais. Ces éléments visent à réduire la consommation opérationnelle et à faciliter la transition vers une flotte locale moins carbonée.

Gestion des flux e‑commerce : outils et priorités

Face à l’explosion du commerce en ligne, l’opérateur a adapté les outils : meilleure segmentation des colis, priorisation des envois urgents, automatisation accrue au tri et systèmes de traçabilité en temps réel. Ces dispositifs permettent de diminuer les délais et de sécuriser la livraison dans des fenêtres contraintes (jours fériés, livraisons le week‑end, etc.).

La plateforme sert aussi de hub pour redispatcher les volumes vers des micro‑hubs urbains et points relais, limitant le nombre de kilomètres parcourus par véhicule classique et favorisant les solutions partagées.

Impacts économiques et logistiques pour la région

L’arrivée et la montée en puissance de la plateforme créent des effets d’entraînement économiques : création d’emplois saisonniers et pérennes, dynamisation du trafic aéroportuaire cargo et amélioration des liaisons intermodales. Pour les e‑commerçants locaux, c’est une promesse de délais d’acheminement réduits et de capacité globale renforcée.

En chiffres clés : investissement projeté pour le site ≈121 millions d’euros (plan d’investissement et aménagements) et capacité annoncée de 17 500 colis/heure. Ces éléments positionnent la plateforme comme un nœud stratégique pour la logistique régionale.

Coordination avec les acteurs publics et contraintes locales

La montée en charge s’opère en coordination avec les autorités locales (préfecture, collectivités territoriales) pour gérer les flux routiers et les contraintes de voisinage (nuisances sonores, horaires d’activité). Les opérateurs logistiques doivent équilibrer les impératifs de performance avec les obligations environnementales et d’urbanisme.

Des initiatives locales encouragent le développement des livraisons bas carbone : subventions pour bornes électriques, programmes d’accompagnement des micro‑hubs et incitations à l’électrification des flottes. Ces dispositifs complètent les efforts des opérateurs privés.

Retour d’expérience pendant la vague de fin d’année

Les premiers retours d’exploitation de la période de Noël mettent en évidence plusieurs constats : la plateforme a absorbé des pointes importantes sans rupture majeure, l’automatisation a réduit les erreurs de tri, et la coordination intermodale a limité les retards long courrier.

Cependant, des points d’amélioration persistent : gestion des retours, optimisation des tournées en zones périurbaines et montée en compétence rapide des renforts saisonniers pour maintenir la qualité de service.

Indicateurs suivis par l’opérateur

  • taux de colis traités dans les délais (objectif > 98% pendant la période) ;
  • temps moyen de tri par colis ;
  • part des livraisons zéro‑émission sur le dernier kilomètre ;
  • taux d’occupation des quais et rotation des véhicules.

Perspectives et investissements à moyen terme

Au‑delà de la saisonnalité, l’opérateur prévoit des investissements complémentaires pour améliorer l’efficience énergétique et la digitalisation. L’objectif est de stabiliser un niveau de service élevé toute l’année, tout en progressant vers des livraisons bas‑carbone et une logistique plus résiliente face aux hausses de la demande e‑commerce.

La digitalisation des flux (prévisions de volume par IA, optimisation des tournées) et la montée en charge progressive des véhicules électriques sur le réseau régional figurent parmi les priorités pour 2026‑2028.

Sources, lectures et compléments

Pour approfondir les éléments chiffrés et opérationnels cités dans cet article, on peut consulter le reportage régional sur la montée en charge publié par la presse économique locale et le communiqué officiel de l’opérateur :

Enjeux locaux et ouverture vers d’autres solutions

La montée en charge de la plateforme lyonnaise illustre la double exigence actuelle : absorber des volumes croissants tout en réduisant l’impact environnemental. Pour les collectivités et les entreprises de la région, la question est désormais d’aligner infrastructures, régulation et incitations économiques afin d’accompagner la transition.

Les pistes d’évolution incluent le développement de micro‑hubs urbains supplémentaires, l’augmentation des capacités électriques sur la zone aéroportuaire et la mutualisation des retours pour réduire les kilomètres parcourus à vide. Ces axes représentent des opportunités pour la filière logistique régionale et pour les prestataires de mobilité durable.

Pour aller plus loin

Suivre l’évolution de la plateforme et des indicateurs de performance reste essentiel pour mesurer l’impact réel des investissements et des mesures bas carbone. Les prochains rapports d’activité régionaux et les bilans post‑saison permettront d’ajuster les choix opérationnels et stratégiques pour 2026.

En synthèse : la plateforme DHL Express Lyon‑Saint‑Exupéry confirme sa capacité à absorber des pointes saisonnières importantes grâce à une combinaison d’investissements (≈121 M€ annoncés pour le projet global), d’automatisation (17 500 colis/heure de capacité de tri) et d’initiatives pour verdir le dernier kilomètre. Les prochains cycles d’exploitation et les bilans environnementaux détaillés préciseront l’ampleur réelle des gains en efficience et des réductions d’émissions.

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