Jeune talent en cybersécurité en entretien dans un bureau régional, laptop et écran avec code
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Plus de 55 000 €/an en sortie d’études : la grande cote des emplois cyber en Bourgogne‑Franche‑Comté

salaire cybersécurité sortie d’études : les entreprises régionales proposent des packages de plus en plus compétitifs. En Bourgogne‑Franche‑Comté, plusieurs offres publiées début 2026 montrent que des postes juniors peuvent dépasser les 55 000 €/an, selon la spécialisation (pentest, cloud security, SOC) et le niveau de certification.

Pourquoi les salaires montent‑ils si vite ?

La hausse des rémunérations en cybersécurité s’explique par une combinaison de facteurs : une demande soutenue des entreprises privées et des administrations, une pénurie de profils qualifiés et l’importance stratégique croissante de la protection des données. D’après des enquêtes publiées en janvier 2026, la pression sur les effectifs spécialistes s’est renforcée après plusieurs vagues d’attaques ciblées en 2024–2025 et des obligations réglementaires plus strictes.

Pression de la demande et rareté des talents

Les directions techniques recherchent aujourd’hui des compétences pointues (ingénierie cloud sécurisée, pentesting, threat hunting). En conséquence, des cabinets de recrutement and rapports sectoriels indiquent une montée des salaires moyens en IT/cyber. Par exemple, des plateformes comme Glassdoor montrent des fourchettes nationales élevées pour l’ingénierie cyber.

Quelles fourchettes salariales en sortie d’études ?

Les rémunérations en sortie d’études restent toutefois hétérogènes selon le poste et la localisation. Plusieurs points de repère récents :

  • Fourchette courante pour un junior standard : 35 000 € à 45 000 € brut annuel selon l’employeur et le secteur.
  • Profils techniques rares (pentester, ingénieur cloud+sécu) : 45 000 € à 60 000 € en sortie d’études dans certains cas, surtout si le candidat présente des stages significatifs ou des certifications reconnues.
  • Cas médiatisés et offres ponctuelles : dépassement de 55 000 € pour des juniors sur des postes stratégiques ou dans des contextes de pénurie locale.

Noter que l’article d’origine mentionnait des annonces jusqu’à 42 000 € ; des remontées plus récentes (janv. 2026) montrent que la barre des 55 k€ est atteinte dans certaines offres, notamment pour des fonctions techniques très demandées.

Situation spécifique en Bourgogne‑Franche‑Comté

La région présente un marché intermédiaire : moins cher que l’Île‑de‑France mais compétitif pour les compétences rares. Début janvier 2026, des portails d’emploi locaux et nationaux répertorient des postes en CDI autour de Besançon et Dijon affichant des fourchettes allant parfois jusqu’à 60–65 k€ pour des profils avec expertise pratique.

Les recruteurs locaux trouvent des leviers pour attirer les talents : proximité avec des écoles techniques, postes en lien avec l’aéronautique et l’industrie, et packages incluant télétravail, prime d’installation et budget formation.

Exemples d’offres et canaux de recrutement

Les plateformes d’annonces comme Hellowork (offres Besançon) et Indeed montrent une diversité d’offres : postes SOC, consultants, ingénieurs sécurité. Certaines grandes structures ou groupes industriels proposent des packages plus attractifs pour compenser la moindre attractivité territoriale relative.

Impact pour les DRH : recrutement, fidélisation et budget

Pour les DRH en Bourgogne‑Franche‑Comté, la montée des salaires en cybersécurité implique trois défis concrets : attirer des profils qualifiés, contenir les coûts salariaux et sécuriser les compétences dans la durée. Face à la concurrence nationale, les services RH doivent repenser leurs stratégies de recrutement et de rétention.

Stratégies de sourcing

Les actions efficaces observées début 2026 incluent :

  • Partenariats renforcés avec les écoles locales et les bootcamps pour capter les meilleurs finissants.
  • Recrutement de profils en reconversion, avec parcours et formation interne accélérée.
  • Offres globales combinant salaire, formation certifiante et télétravail pour compenser la concurrence salariale.

Fidélisation et montée en compétences

Pour limiter le turn‑over, plusieurs directions RH misent sur des parcours de carrière clairs, un plan de formation dédié (budget formation augmenté) et la validation de certifications (OSCP, CISSP, etc.). Le coût d’une certification technique est souvent inférieur à la différence salariale nécessaire pour retenir un collaborateur sur le marché.

Recommandations pratiques pour les DRH en région

En synthèse, voici des mesures pragmatiques à envisager :

  • Audit des compétences : cartographier les compétences cyber présentes et les priorités (SOC, pentest, cloud) pour cibler les recrutements.
  • Offres flexibles : proposer des packages modulables (salaire + primes + formation + télétravail) adaptés au candidat.
  • Investir en formation : créer des parcours d’intégration et de certification interne pour convertir des juniors à haute valeur ajoutée.
  • Valoriser la marque employeur : communication sur les projets sensibles, la sécurité des systèmes industriels et les perspectives d’évolution.

Budget et négociation

Anticiper une hausse des salaires de base sur les profils cyber : les DRH doivent actualiser les grilles salariales et préparer des enveloppes de recrutement. Plutôt que d’opposer salaire et formation, l’option combinée (salaire attractif + plan de montée en compétences) est souvent la plus efficace pour sécuriser un jeune talent.

Certifications et profils à privilégier

Les employeurs recherchent particulièrement des profils avec expérience pratique en SOC, pentesting, sécurité cloud et automatisation. Les certifications augmentent la valeur perçue d’un candidat :

  • Certifications techniques : OSCP, CEH, CompTIA Security+.
  • Certifications managériales/stratégiques : CISSP pour les trajectoires d’encadrement.

Un junior titulaire d’une certification opérationnelle et de 6 à 12 mois de projets pratiques peut négocier un salaire supérieur à la moyenne locale.

Ressources et références pour approfondir

Pour contextualiser votre stratégie RH, plusieurs sources d’information sont utiles :

  • Le panorama des salaires sur Glassdoor.
  • Offres et tendances locales : Hellowork (Besançon).
  • Article régional d’origine et repères locaux : article du Journal du Centre.
  • Communiqués de cabinets de recrutement et études sectorielles (Hays / PageGroup) consultés en janvier 2026 pour les tendances nationales.

À prévoir pour les 12 prochains mois

Sur la période courte (12 mois), attendez‑vous à une poursuite de la tension sur les profils cyber. Les entreprises qui anticiperont en construisant des parcours internes, un dispositif de formation robuste et des packages différenciants auront un avantage compétitif pour attirer et retenir les talents en région.

Priorités RH immédiates

Priorisez le repérage des postes critiques, augmentez les budgets de formation, et formalisez des partenariats école‑entreprise. Ces actions coûtent souvent moins qu’un recrutement externe répété et limitent l’impact financier d’une hausse salariale brutale.

Perspectives et ouverture

La montée des rémunérations en cybersécurité est un signal fort pour les DRH : il souligne l’urgence d’investir dans les compétences et la structuration des équipes. À Bourgogne‑Franche‑Comté, les opportunités existent si les entreprises adoptent des stratégies de recrutement, de formation et de rétention adaptées au marché. Suivre régulièrement les indicateurs de marché et ajuster les grilles salariales permettra de rester compétitif sans perdre de vue la performance économique globale.

Pour aller plus loin : consultez les offres locales et les études sectorielles cités ci‑dessus pour calibrer vos grilles salariales et vos plans de formation en fonction des profils recherchés.

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