croissance bleue Lorient : en 2026, Lorient confirme une stratégie d’investissements publics et privés centrée sur la mer, ses ports et ses filières industrielles. La collectivité, les opérateurs portuaires et les clusters régionaux visent à transformer les infrastructures et les services maritimes pour générer croissance économique, emplois et innovations durables.
Contexte régional et enjeux pour 2026
La Bretagne et le Morbihan placent la mer au cœur de leur stratégie économique. En 2026, les priorités sont claires : moderniser les infrastructures portuaires, soutenir la recherche appliquée et accélérer le développement des énergies marines renouvelables (EMR). Le Département du Morbihan a adopté un budget d’investissement ambitieux en 2026, confirmant une capacité financière renforcée pour accompagner ces projets.
Chiffres et priorités budgétaires
Le budget d’investissement du Morbihan pour 2026 dépasse les 200 millions d’euros (200,3 M€ au total), avec 104 M€ d’engagements directs. Ces montants sont ciblés sur les infrastructures, la mobilité et l’aménagement des équipements, aspects cruciaux pour la montée en puissance de la croissance bleue à l’échelle locale.
Décisions récentes : gouvernance portuaire et transferts
Un tournant majeur effectif au 1er janvier 2026 est le transfert de la gestion de plusieurs ports gérés par la Sellor vers la nouvelle Compagnie des Ports du Morbihan. Ce regroupement vise à améliorer la lisibilité, la coordination et la performance commerciale des ports de la rade.
Après l’opération, la Compagnie des Ports centralisera la gestion de 25 ports, soit environ 17 000 places (dont ~14 100 à flot). L’objectif affiché est d’homogénéiser l’offre, d’optimiser l’entretien des infrastructures et d’attirer davantage d’activités nautiques et d’entreprises de services maritimes.
Pour plus de détails sur le transfert et ses modalités, voir le communiqué dédié sur le site officiel de la Compagnie des Ports : communiqué Compagnie des Ports et Sellor.
Financements disponibles et dispositifs d’appui
Outre les moyens locaux, plusieurs dispositifs nationaux et régionaux soutiennent les projets maritimes : France 2030, aides de la Région Bretagne, Bpifrance et appels à projets relayés par des structures de filière. Le Pôle Mer Bretagne Atlantique joue un rôle d’interface entre porteurs de projets et financeurs, en centralisant opportunités et appels à manifestation d’intérêt.
Un exemple concret : un AMI portant sur la sécurité et la surveillance des parcs éoliens en mer, mené avec Iberdrola et Pôle Mer, a franchi sa phase de présélection fin 2025, avec auditions programmées au début de 2026. Ce type d’initiative souligne la montée en charge des services associés aux EMR, domaine prioritaire pour la région.
Pour consulter les opportunités de financement et les actions du cluster, la page d’information du Pôle Mer fournit un panorama utile : opportunités de financement Pôle Mer.
Filières ciblées : nautisme, EMR, recherche et services
L’axe nautisme reste central. Lorient et sa rade hébergent un tissu de plus de 600 entreprises du nautisme, dont des chantiers, équipementiers et services de course au large. Soutenir ces acteurs permet de préserver des savoir-faire et d’optimiser les retombées industrielles des investissements portuaires.
Les énergies marines renouvelables constituent un second pilier. Au-delà des parcs éoliens, les besoins en logistique, maintenance, surveillance et formation créent des marchés de services porteurs. L’AMI Iberdrola-Pôle Mer illustre la volonté d’installer une chaîne de valeur locale pour l’exploitation et la sécurisation des parcs.
R&D et transfert technologique
L’innovation reste un levier clé : équipements embarqués, systèmes de communication sous‑marins et solutions de monitoring sont au cœur des efforts. Les partenariats entre centres de recherche, écoles et entreprises locales favorisent les projets collaboratifs retenus par les appels à projets nationaux ou européens.
Impacts économiques et emplois
Les investissements 2026 visent non seulement l’amélioration matérielle des ports, mais aussi la création d’emplois qualifiés : manutention portuaire, maintenance EMR, ingénierie navale, R&D et services numériques maritimes.
Sur le plan quantitatif, les collectivités évoquent des capacités d’investissement qui doivent générer plusieurs dizaines à centaines d’emplois directs et indirects à moyen terme, selon la nature des projets retenus et la montée en charge des parcs EMR.
Initiatives locales complémentaires
Lorient Agglomération complète cette dynamique par des actions environnementales et de soutien aux acteurs locaux. Par exemple, un appel à projets « Mois de la biodiversité et du développement durable » a été lancé le 10 décembre 2025, avec dépôt des candidatures jusqu’au 2 février 2026. Ces démarches renforcent le volet durable de la croissance bleue.
Par ailleurs, des opérations de financement locales ont déjà été mises en œuvre, comme une augmentation de capital de 9,4 M€ impliquant la Région Bretagne et Lorient Agglomération pour préparer la gestion des équipements transférés au 1er janvier 2026.
Risques, contraintes et points de vigilance
Plusieurs facteurs peuvent freiner la dynamique : complexité réglementaire, besoin de recrutements qualifiés, concurrence sur les chaînes d’approvisionnement et acceptation locale des grands projets EMR. Une gouvernance partagée et des calendriers maîtrisés sont donc essentiels pour convertir les intentions en réalisations concrètes.
La réussite dépendra aussi de la capacité à mobiliser des financements complémentaires privés et européens, et à structurer des filières locales de sous-traitance afin d’augmenter les retombées économiques.
Perspectives à court et moyen terme
Pour 2026, on peut anticiper :
- la mise en place progressive des nouvelles modalités de gestion portuaire,
- la montée en charge des dispositifs d’appui et d’innovation relayés par le Pôle Mer,
- des premières annonces de projets EMR et de services associés (sécurité, maintenance),
- un renforcement des synergies entre recherche, industries et collectivités.
Liens utiles et sources
Pour approfondir les éléments de contexte et les communiqués officiels :
- article du Télégramme sur Lorient et la croissance bleue
- communiqué sur le transfert Sellor → Compagnie des Ports
- dossier de presse du Département du Morbihan (budget 2026)
Cap sur 2026 et au-delà
La stratégie lorientaise pour la croissance bleue en 2026 repose sur une combinaison d’investissements matériels, de regroupements institutionnels et de dispositifs d’innovation. Si la trajectoire est favorable, la région peut transformer ses atouts portuaires et maritimes en gains économiques concrets : création d’emplois qualifiés, développement d’une chaîne de valeur locale pour les EMR et renforcement du secteur nautique.
La mise en œuvre opérationnelle dans les 12–24 prochains mois sera déterminante : calendrier des projets, concours des financements et capacité des acteurs locaux à monter des consortiums structurés feront la différence entre annonces et réalisations.






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