Parvis d'une agence DHL Express Grand Est avec bornes de recharge, fourgons électriques et livreur à vélo cargo
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DHL Express accélère le virage vert dans le Grand Est

DHL Express Grand Est intensifie ses actions de verdissement sur ses plateformes de Metz, Mulhouse et Strasbourg, en combinant électrification de flotte, bornes de recharge et modes doux pour augmenter les livraisons vertes dans la région. Entre investissements matériels et réorganisation des tournées, l’opérateur adapte son modèle pour réduire l’empreinte carbone du dernier kilomètre.

Contexte régional et chiffres clés

Les trois sites du Grand Est traitent un volume quotidien important : ensemble ils approchent plusieurs dizaines de milliers de colis par semaine. Le site de Metz (Montoy‑Flanville) déclarait récemment traiter en moyenne 6 300 colis par jour et afficher une croissance de +42% des volumes depuis 2019. À Metz, la plateforme compte 33 collaborateurs, 35 tournées et un réseau de 29 partenaires transporteurs locaux.

Sur le plan national, DHL Express France a communiqué plusieurs repères : plus de 45 millions de colis livrés annuellement et près de 3 300 collaborateurs en France. Le groupe indique avoir engagé plusieurs centaines de millions d’euros d’investissements depuis 2018 pour moderniser ses agences et verdir ses opérations.

Actions opérationnelles dans le Grand Est

Électrification et bornes de recharge

À Metz, un plan d’équipement prévoit l’installation de 13 bornes de recharge courant 2026 pour accueillir une première vague de véhicules électriques. La flotte locale comprend aujourd’hui quelques véhicules électriques, plusieurs véhicules au gaz (GNV) et des poids lourds au gaz pour les liaisons inter‑sites.

Sur le volet technique, l’implantation de bornes implique des adaptations électriques et logistiques : dimensionnement des puissances, gestion de la charge en heures creuses et coordination avec des fournisseurs d’énergie. Des prestataires spécialisés (solutions de type charge‑point management) sont souvent mobilisés pour optimiser le déploiement.

Modes doux et micro‑logistique urbaine

Pour les centres‑villes, l’opérateur multiplie les solutions de livraison verte : vélos cargos, triporteurs et tournées à pied sont mis en œuvre pour réduire trafic et émissions. Metz et Strasbourg bénéficient de ces expérimentations, visant à transférer jusqu’à plusieurs centaines de livraisons quotidiennes vers ces modes plus propres.

Concrètement, les équipes locales déploient des micro‑hubs situés à proximité des centres urbains ou s’appuient sur des stations de tri avancées pour redispatcher les colis vers des véhicules non polluants. Cette organisation réduit les distances parcourues par des véhicules thermiques et abaisse l’empreinte CO2 au niveau local.

Impact économique et attentes des clients

L’offre « verte » devient un facteur commercial : de plus en plus d’entreprises demandent une option durable pour leurs envois. Selon les équipes locales, la part des livraisons réalisées en solutions décarbonées dans la région atteignait environ 35% en 2025, un chiffre en forte progression par rapport aux années précédentes.

Pour les clients entreprises, les bénéfices sont mesurables : conformité aux objectifs RSE, réduction des émissions liées à la chaîne logistique et possibilité de valoriser les expéditions « bas carbone ». Ces attentes poussent les logisticiens à accélérer les investissements, malgré des coûts unitaires souvent plus élevés à court terme.

Financements, coûts et calendrier

Le verdissement nécessite des dépenses sur plusieurs postes : acquisition de véhicules électriques, aménagements des sites, installation des bornes et formation des équipes. DHL Express France indique avoir réalisé des investissements majeurs depuis 2018 et planifie des dépenses supplémentaires ciblées sur 2026 pour la transition du Grand Est.

À Metz, l’installation des 13 bornes est programmée sur l’année 2026. Le déploiement de véhicules électriques suit un rythme par vagues : les commandes sont groupées selon la disponibilité des modèles adaptés aux contraintes du dernier kilomètre.

Risques opérationnels et leviers d’optimisation

Parmi les contraintes identifiées figurent la gestion des pointes de charge, la compatibilité des véhicules avec les volumes journaliers, et la capacité des fournisseurs locaux d’électricité à répondre aux besoins. La maintenance des bornes et la formation des techniciens sont également des enjeux récurrents.

Plusieurs leviers d’optimisation sont mobilisables : réorganisation des tournées par algorithmie, mutualisation des micro‑hubs, facturation incitative pour les créneaux à faible émission, et partenariats publics‑privés pour cofinancer les infrastructures de recharge.

Comparaisons et bonnes pratiques

Dans d’autres métropoles françaises, le recours aux véhicules électriques et aux vélos cargos a permis des réductions d’émissions de 20 à 40% sur les segments concernés. Des villes ont aussi instauré des zones à faibles émissions pour aiguiller la demande vers des prestataires respectueux des normes environnementales.

Des études de cas montrent que l’investissement initial est souvent amorti sur 3 à 7 ans, en combinant économies de carburant, subventions publiques et gains d’efficience logistique. La mutualisation inter‑opérateurs pour la recharge et le co‑usage d’espaces de livraison en centre‑ville apparaissent comme des pratiques prometteuses.

Ressources et références locales

Pour approfondir les annonces régionales et lire le récit local des initiatives, on peut consulter l’article détaillé du journal régional : DHL Express : la livraison négocie le virage vert des transports. Une autre synthèse locale est disponible dans la version de L’Est Républicain : Grand Est, initiatives de livraisons vertes.

Au plan national, le dossier de transition de DHL France fait l’objet de présentations publiques et d’articles synthétiques : Bpifrance : la transition carbone de DHL en France. Sur l’aspect technique des infrastructures de recharge, un exemple de solution industrielle est décrit par un fournisseur spécialisé : cas de déploiement de recharge pour flottes.

Perspectives pour les acteurs logistiques locaux

Pour les transporteurs locaux et les PME du Grand Est, la dynamique engagée par DHL Express Grand Est crée des opportunités : marché croissant des prestations « vertes », demandes RSE des donneurs d’ordre et possibilités de partenariats autour de micro‑hubs.

Les collectivités locales peuvent soutenir la transition en facilitant les permis d’installation de bornes, en subventionnant des projets pilotes ou en adaptant les règles d’urbanisme pour favoriser les micro‑entrepôts. Une coordination territoriale permettra d’optimiser les flux et d’éviter les ruptures d’infrastructures.

Voies d’innovation et pistes d’amélioration

  • Renforcer la planification énergétique des sites pour absorber les pointes de charge.
  • Développer des tableaux de bord RSE mesurant émissions par colis et par tournée.
  • Mutualiser des micro‑hubs entre acteurs pour réduire coûts et nuisances urbaines.
  • Accélérer les accords de financement public‑privé pour la recharge en zones périurbaines.

Un regard sur les prochains 12 à 24 mois

À court terme (12–24 mois), on peut s’attendre à une augmentation continue de la part des livraisons réalisées en modes faibles émissions dans le Grand Est. Les actions concrètes à suivre : mise en service des 13 bornes à Metz, livraisons accrues via vélos cargos dans les centres et commandes ciblées de véhicules électriques supplémentaires.

À moyen terme, la consolidation des gains dépendra de la capacité à optimiser les tournées, de la fiabilité des nouvelles flottes et de la coopération entre acteurs publics et privés pour construire un maillage d’infrastructures durable.

Pour aller plus loin

Les professionnels du transport et de la logistique du Grand Est peuvent s’appuyer sur des ressources opérationnelles et études de cas disponibles publiquement, comme les remontées locales publiées par la presse régionale et les fiches techniques des fournisseurs d’infrastructures de recharge. Ces sources permettent d’évaluer coûts, retours sur investissement et impacts opérationnels.

Capacité d’adaptation et enjeux humains

La transition est aussi une transformation des compétences : formation des chauffeurs aux véhicules électriques, nouvelles pratiques de tri et manutention pour les micro‑hubs, et adaptation des plannings. Des plans de montée en compétence devront être déployés pour sécuriser la qualité de service durante la phase de transition.

Évolutions attendues et opportunités régionales

Le Grand Est est bien placé pour tirer parti de cette mutation : maillage industriel dense, corridors routiers structurants et présence de centres urbains où les offres « vertes » sont de plus en plus valorisées. Pour les décideurs locaux et les acteurs du transport, il s’agit d’une opportunité de co‑construire une logistique plus résiliente et moins polluante.

Prochaines étapes à surveiller

Surveillez la mise en service des bornes à Metz, l’évolution des parts de livraison verte communiquées par DHL et les éventuelles aides publiques pour le financement des infrastructures. Ces indicateurs donneront une image claire de l’accélération réelle du verdissement des livraisons dans la région.

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