Plateforme technologique partagée en Île‑de‑France, ingénieurs autour d’un prototype
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SESAME FILIÈRES – France 2030 (vague n°8) — dépôt fermé le 13 janvier 2026 (Île‑de‑France)

SESAME Filières Île-de-France est désormais fermé : la vague n°8 de l’appel à projets régionalisé France 2030 a clôturé les dépôts le 13 janvier 2026. Pour les directeurs industriels et responsables d’usine, ce calendrier marque l’ouverture d’une période d’analyse et de sélection. Les projets attendus portaient prioritairement sur la création ou le renforcement de plateformes technologiques partagées, la structuration de filières et des programmes de financement R&D intégrés associant entreprises et organismes de recherche.

Chapo : pourquoi la vague n°8 intéresse les directeurs d’usine

La vague n°8 de SESAME Filières vise des projets structurants : plateformes ouvertes aux PME/ETI, équipements mutualisés, prototypage et transfert technologique. Les montants proposés pouvaient atteindre 2,5 M€ par projet (taux d’aide jusqu’à 50 %), ce qui représente une opportunité tangible pour financer des étapes de R&D et d’industrialisation souvent difficiles à porter uniquement en interne.

Rappel des modalités-clés de la vague n°8

Les conditions annoncées par la Région pour la vague n°8 précisaient :

  • Montant unitaire : aide maximale de 2,5 M€ par projet ;
  • Taux d’intervention : jusqu’à 50 % des dépenses éligibles ;
  • Assiette : projets présentant une assiette financière cohérente (généralement entre 1 M€ et 5 M€ de dépenses éligibles) ;
  • Porteurs privilégiés : organismes de recherche, établissements d’enseignement supérieur, structures fédératives et consortiums associant PME/ETI et laboratoires ;
  • Objectif : équipements partagés, plateformes technologiques ouvertes, montée en maturité technologique (TRL), et transfert vers l’industrie.

Pour la documentation officielle et les conditions détaillées, la Région publiait le dossier AAP et la FAQ sur sa page dédiée : page de l’appel à projets SESAME Filières (vague n°8).

Contexte budgétaire et articulation France 2030 / régions

Le volet régionalisé de France 2030 repose sur un cofinancement Etat‑Régions souvent à parité. Pour l’Île‑de‑France, la Région a indiqué mobiliser des moyens significatifs sur la période 2021‑2025 (chiffres publics régionaux évoquant plusieurs centaines de millions mobilisés au total pour la recherche et l’innovation), et Bpifrance assure l’instruction opérationnelle des dossiers pour le compte de l’État et de la Région.

Ce modèle permet d’aligner des subventions unitaires élevées avec des priorités industrielles locales : aéronautique, hydrogène, mobilité, numérique industriel, et industrie du futur. Pour consulter la plateforme de dépôt et documents techniques, les porteurs pouvaient se référer au portail leaderPIA : dossier de dépôt leaderPIA SESAME Filières.

Faits récents et calendrier attendu

Avec la fermeture des dépôts le 13 janvier 2026, l’attente porte désormais sur la phase d’instruction et l’annonce des lauréats. Les porteurs peuvent s’attendre à :

  • période d’instruction gérée par Bpifrance ;
  • sélection de projets sur critères de structuration de filière, impact économique et capacité de mutualisation des équipements ;
  • publication des résultats dans les semaines à venir (calendrier précis dépendant du volume de dossiers reçus).

Parallèlement, la Région a annoncé d’autres sessions SESAME (notamment le volet « Équipements et plateformes scientifiques et technologiques ») avec une session prévue dès le 1er mars 2026, ouvrant des fenêtres complémentaires de financement.

Quels montages financiers pour un directeur industriel ?

Pour un DI cherchant à maximiser ses chances, il est essentiel de préparer un montage robuste :

  • Consortium cohérent : inclure un organisme de recherche ou un établissement d’enseignement supérieur francilien pour sécuriser l’éligibilité ;
  • Plan d’affaires précis : calendrier des dépenses, étapes R&D, et plan d’industrialisation avec indicateurs (TRLs, nombre de prototypes, capacité d’accueil PME) ;
  • Financement multipartite : combiner subvention SESAME avec apports propres, aides locales complémentaires et fonds structurels si éligibles ;
  • Accès aux plateformes : prévoir des règles claires d’accès et de facturation si le projet crée ou renforce une plateforme technologique partagée.

Exemple de budget cible

Un projet type d’équipement mutualisé présentant 2 M€ de dépenses éligibles pourrait solliciter 1 M€ de subvention (taux 50 %) et compléter par 1 M€ de cofinancement (apports industriels, fonds structurels, ou prêt). Ce type d’architecture facilite la montée en maturité technique tout en limitant l’effort d’investissement direct pour une PME/ETI participante.

Impacts attendus pour les filières stratégiques

Les filières visées — notamment l’aéronautique, l’hydrogène et l’industrie du futur — peuvent tirer des bénéfices concrets :

  • Accélération du prototypage grâce à des bancs d’essai partagés ;
  • Réduction des coûts d’accès à des technologies de pointe pour les PME ;
  • Renforcement des transferts du monde académique vers l’industrie ;
  • Création d’écosystèmes locaux favorisant relocalisation et résilience industrielle.

Pour les directeurs industriels, la logique est claire : investir dans des projets qui ouvrent des capacités partagées multiplie les retombées locales et abaisse le coût unitaire de montée en maturité technologique.

Risques et points de vigilance pour les porteurs

Plusieurs éléments doivent être maîtrisés avant dépôt ou lors du montage :

  • Gouvernance : définir qui opère et gère la plateforme après financement ;
  • Pérennité financière : plans de recouvrement, recettes d’exploitation, et maintenance des équipements ;
  • Propriété intellectuelle : modalités de partage des résultats entre laboratoires et industriels ;
  • Capacité d’ouverture : preuves d’intérêt des PME/ETI locales (lettres d’intention, pré-réservations) pour convaincre les instructeurs.

Conseils pratiques pour préparer la prochaine fenêtre de financement

Même si la vague n°8 est close, le dispositif SESAME et d’autres volets régionaux se poursuivent. Pour être prêt :

  1. Cartographiez les acteurs locaux (laboratoires, clusters, PME) et identifiez un porteur académique ;
  2. Formalisez un business plan sur 3 à 5 ans intégrant accès PME, tarifs et gouvernance ;
  3. Renforcez les preuves de maturité technique : démonstrateurs, brevets, TRL chiffrés ;
  4. Anticipez les cofinancements et montages mixtes (prêts, aides régionales complémentaires) ;
  5. Suivez le calendrier officiel et la publication des lauréats pour ajuster votre stratégie.

Ressources et documentation utiles

Documents et plateformes à consulter pour suivre l’avancement et préparer de futurs dossiers :

Pour les directeurs industriels : actions prioritaires à court terme

Alors que la phase d’instruction se met en place, les DI ont trois priorités : sécuriser les partenariats, préparer les tableaux de financement et documenter l’impact industriel. Quelques actions concrètes :

  • Réunir un comité projet réunissant R&D, production et finance pour chiffrer l’impact industriel (volume de production, gains de productivité, création d’emplois) ;
  • Obtenir des lettres d’intention de PME utilisatrices pour démontrer l’ouverture et l’utilité de la plateforme ;
  • Préparer un plan de montée en charge industrielle (calendrier TRL → pré‑série → série) avec jalons quantifiés.

Perspectives et signaux à suivre

Suivre les publications régionales et l’annonce des lauréats permettra d’évaluer les priorités concrètes retenues (répartition sectorielle, parc équipements financés, modèles de gouvernance). Le succès du dispositif dépendra de la capacité des projets à démontrer une utilité opérationnelle pour les PME/ETI franciliennes et un effet levier sur l’industrialisation.

Prochaines étapes pour un industriel intéressé

Si votre entreprise n’a pas soumis de dossier à la vague n°8, préparez-vous dès maintenant pour les sessions à venir : cartographiez les partenaires académiques, identifiez les besoins matériels prioritaires et constituez un pré-dossier financier. L’ouverture de la session « Équipements et plateformes » prévue début mars 2026 constitue une nouvelle opportunité à court terme.

En synthèse, la clôture des dépôts le 13 janvier 2026 lance la phase d’évaluation et prépare le terrain pour des annonces de lauréats qui conditionneront les dynamiques d’innovation industrielle en Île‑de‑France pour les 24 prochains mois. Les directeurs industriels ont intérêt à capitaliser sur ce calendrier pour structurer des consortiums robustes et saisir les fenêtres de financement complémentaires.

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