Forum de l'emploi en Nouvelle‑Aquitaine : hall moderne animé, DRH consultant un CV devant des stands sectoriels
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Panorama chiffré de l’emploi en Nouvelle‑Aquitaine — bilan janvier 2026

emploi Nouvelle-Aquitaine : le panorama de janvier 2026 confirme des signaux contrastés pour les recruteurs locaux. Entre léger recul de l’emploi salarié, remontée timide de l’intérim et hausse des inscrits administratifs liée à la réforme, les directions des ressources humaines doivent adapter leur stratégie de sourcing et de fidélisation. Ce texte synthétique présente les chiffres clés, les tendances récentes et des pistes opérationnelles pour les DRH.

Chiffres essentiels à retenir

Au 3e trimestre 2025, la région comptait 2 274 700 salariés — une baisse annuelle de −0,7% soit environ −15 100 emplois sur un an. Le taux de chômage régional s’établissait à 7,0% (+0,4 point sur un an). L’emploi intérimaire, à 58 300 postes au 3e trimestre 2025, affiche une baisse annuelle de −3,7% mais montre un léger rebond au 4e trimestre 2025 (+0,4% selon l’observatoire régional).

Par ailleurs, l’inscription administrative à France Travail a augmenté : la DREETS recense 566 740 inscrits au 4e trimestre 2025 (toutes catégories), avec l’apparition de nouvelles catégories suite à la réforme. Ces mouvements modifient la lecture des flux et complexifient l’évaluation des viviers disponibles pour le recrutement.

Qu’est‑ce que cela signifie pour les DRH ?

Pour les responsables RH, ces indicateurs appellent trois types d’ajustements :

  • Révision du sourcing : face à des « tensions de recrutement » persistantes dans certains métiers, il faut diversifier les canaux (partenariats avec missions locales, plateformes sectorielles, mobilité interne).
  • Renforcement des actions de fidélisation : stabiliser les effectifs coûte souvent moins cher que remplacer, surtout dans les métiers techniques ou de service où l’intérim reste volatil.
  • Usage des données locales : exploiter les statistiques par bassin pour calibrer les recrutements et prévoir des formations ciblées.

Offres d’emploi et secteurs en tension

Les offres d’emploi à fin février 2026 confirment la concentration des besoins :

  • Santé et action sociale : forts besoins en soignants et aides à domicile.
  • Bâtiment et travaux publics : recrutement massif d’ouvriers qualifiés et techniciens.
  • Industrie manufacturière : postes qualifiés en production et maintenance en tension dans certains bassins.
  • Hôtellerie‑restauration et tourisme : saisonnalité toujours marquée, recrutements intensifs au printemps‑été.

Ces constats proviennent des séries régionales publiées par l’Observatoire emploi Nouvelle‑Aquitaine (rapport janvier 2026) et des bilans régionaux de la DREETS.

Intérim : un indicateur avancé

L’intérim est souvent un thermomètre de l’activité. Après une année 2025 en retrait, le quatrième trimestre a montré un léger rebond (+0,4%). Pour les DRH, suivre les évolutions mensuelles de l’intérim permet d’ajuster les plans de recrutement temporaires et d’anticiper des pics d’activité. L’observatoire régional publie une note détaillée sur l’intérim (4e trimestre 2025) utile pour calibrer les besoins.

Impact de la réforme France Travail et composition des inscrits

La mise en œuvre de la loi « pour le plein emploi » a élargi les catégories d’inscrits, entraînant une hausse mécanique des listes. La DREETS note l’apparition de nouvelles catégories (parmi lesquelles des parcours sociaux et publics cibles) qui gonflent les chiffres sans forcément traduire une dégradation immédiate du marché du travail. Les DRH doivent donc :

  • Travailler avec France Travail pour qualifier les profils disponibles.
  • Demander des séries corrigées hors nouveaux publics pour évaluer réellement le potentiel de candidatures.
  • Concevoir des parcours d’intégration adaptés aux publics éloignés de l’emploi (formations courtes, tutorat).

Pour consulter le bilan complet et les nouvelles catégories, voir la synthèse de la DREETS Nouvelle‑Aquitaine (bilan 2025).

Actions locales et événements récents

Début mars 2026, plusieurs opérations de visibilité et de recrutement ont mobilisé les employeurs régionaux : la Quinzaine de l’emploi public, forums métiers et salons sectoriels. Ces rendez‑vous sont des opportunités concrètes pour les DRH souhaitant accélérer leur sourcing territorial.

Exemples d’initiatives utiles

  • Mise en place de journées portes ouvertes avec tests pratiques et entretiens sur place.
  • Partenariats avec centres de formation locaux pour former en continu aux métiers en tension.
  • Appels à projets mobilité et aides à la relocalisation salariale portés par France Travail et la région.

Plus d’informations opérationnelles disponibles via les publications de Banque de France – Tendances régionales et les notes de l’observatoire régional.

Que faire concrètement ? Recommandations opérationnelles pour les DRH

Face aux contraintes, voici un plan d’action en 6 points pour optimiser le recrutement et la gestion des talents en 2026 :

  1. Cartographier les bassins d’emploi : prioriser les recrutements sur les territoires où les offres et les candidats sont les mieux appariés.
  2. Segmenter les viviers : constituer des fichiers pour profils juniors, seniors, intérimaires et profils reconvertis issus des dispositifs France Travail.
  3. Renforcer les partenariats formation : conventions avec CFA, GRETA, IUT pour alternance et formation courte (CACES, habilitation, gestes techniques).
  4. Proposer des parcours intégrés : période d’essai accompagnée, tutorat et plan de développement des compétences sur 6–12 mois.
  5. Mesurer et piloter : KPI mensuels sur délai de recrutement, taux d’attrition à 6 mois, coût par embauche.
  6. Mobilité interne : prioriser la mobilité interne avant recrutement externe, pour réduire les coûts et sécuriser les compétences.

Risques et signaux à surveiller

Les DRH doivent garder l’œil sur plusieurs indicateurs : accélération de la hausse des inscrits longue durée, stagnation durable de l’intérim, allongement des délais de recrutement et tensions de trésorerie des entreprises (qui peuvent réduire les embauches). La Banque de France signale fin janvier 2026 des contraintes de trésorerie et un allongement des délais d’appels d’offres dans certains secteurs, susceptible d’impacter les recrutements industriels et du BTP.

Ressources et lectures recommandées

Perspectives pour les DRH et prochains pas

Le panorama de janvier 2026 incite à la prudence mais offre aussi des leviers. Pour les DRH, la priorité est d’aligner la stratégie de recrutement sur la réalité territoriale : utiliser les données locales, renforcer les partenariats formation‑emploi, et professionnaliser l’accueil des publics issus des dispositifs France Travail. emploi Nouvelle-Aquitaine reste un sujet de pilotage stratégique en 2026 — combiner sourcing proactif et fidélisation permettra de réduire les ruptures et de sécuriser la montée en compétences des équipes.

Enfin, pour un suivi opérationnel, intégrez dans vos reportings mensuels des indicateurs simples : nombre d’offres publiées, temps moyen de recrutement, taux de transformation candidatures/entretiens, et taux de maintien à 6 mois. Ces repères chiffrés faciliteront les décisions RH au fil de l’année.

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