Le recrutement Naval Group Var est lancé : le 16 janvier 2026, l’industriel a annoncé un plan de recrutement de 1 500 personnes sur cinq ans pour soutenir l’essor de ses activités industrielles en Provence‑Alpes‑Côte d’Azur. Ce dispositif s’inscrit dans une montée en cadence de la filière défense et doit permettre de renforcer les capacités locales de conception, d’intégration et de maintenance navale, ainsi que des nouvelles activités liées aux drones sous‑marins et aux systèmes embarqués.
Contexte et calendriers : pourquoi le Var ?
Naval Group justifie ce plan par la convergence de plusieurs éléments : des contrats de la défense à maintenir et intensifier, des investissements régionaux pour créer un « pôle » industriel autour de sites comme Ollioules et La Londe, et la nécessité de sécuriser des compétences critiques. Le plan s’étale sur 5 ans (2026–2031) avec un démarrage opérationnel immédiat des campagnes de recrutement et des premières vagues d’embauches attendues en 2026.
Parallèlement, des annonces gouvernementales récentes visent à structurer l’offre de main‑d’œuvre dans la filière : la création d’un guichet dédié Défense au sein de France Travail et plusieurs dispositifs régionaux d’accompagnement. Ces mesures viennent compléter les initiatives industrielles déjà engagées localement.
Sites concernés et nature des postes
Les recrutements seront concentrés sur plusieurs implantations stratégiques du Var : Ollioules, Toulon, La Londe‑les‑Maures et des plateformes logistiques autour de la rade. Les profils recherchés couvrent un large spectre :
- Techniciens MCO (maintenance, mécanique navale, électricité),
- Soudeurs et chaudronniers,
- Ingénieurs systèmes embarqués et intégration de la chaîne combat,
- Spécialistes drones sous‑marins et robotique maritime,
- Opérateurs logistiques et gestion de la supply chain dédiée à la défense,
- Métiers de la cybersécurité et sûreté industrielle.
Ces profils incluent des postes permanents, des contrats en apprentissage, des CDD et des postes de sous‑traitance qualifiée. Le mix prévu vise à combiner recrutements directs et montée en compétences via la formation.
Chiffres clés et ambitions régionales
Points chiffrés essentiels pour un lecteur directeur industrie : 1 500 recrutements annoncés, une période de 5 ans, des investissements locaux antérieurs estimés autour de ≈140 M€ pour des projets d’extension et de centres de compétence (chiffre rapporté par la presse spécialisée), et une projection régionale évoquant jusqu’à 10 000 emplois liés à la filière défense dans le Var à l’horizon 2030 selon des sources ministérielles et relais de presse.
Pour situer l’échelle : Naval Group affiche un effectif global de l’ordre de ~17 000 collaborateurs et un chiffre d’affaires de plusieurs milliards d’euros, ce qui rend ce plan régional significatif pour la stratégie nationale de souveraineté industrielle.
Formation et partenariats : lever les freins de compétences
Le groupe prévoit d’articuler recrutement et formation : dispositifs d’apprentissage, formation continue, parcours qualifiants co‑construits avec les acteurs locaux. La coordination annoncée entre Naval Group, la DGA, France Travail et les acteurs de la formation professionnelle vise à rendre opérationnels des candidats en 6 à 12 mois pour certains métiers techniques.
Pour les directions industrielles locales, cela implique une forte collaboration avec les CFA, les universités techniques et les écoles d’ingénieurs régionales afin d’aligner les référentiels métiers avec les besoins terrain (par ex. procédures MCO, exigences de sûreté et habilitations spécifiques défense).
Impacts sur la chaîne d’approvisionnement et les sous‑traitants
La montée en charge des activités de Naval Group dans le Var doit avoir un effet multiplicateur sur la supply chain locale : bureaux d’études, ateliers de sous‑traitance, fournisseurs d’équipements électroniques et mécaniques. Les directions industrielles d’entreprises locales devront anticiper :
- la nécessité d’absorber des commandes supplémentaires et des pics d’activité sur 24–36 mois,
- l’accroissement des besoins en qualifications spécifiques (contrôle non destructif, assemblage de systèmes embarqués),
- la mise en conformité réglementaire accrue (normes de défense et exigences de traçabilité).
Les sous‑traitants pertinents peuvent tirer parti de ce plan en s’organisant autour d’offres packagées, d’une montée en capacité industrielle et d’un renforcement des démarches qualité.
Enjeux RH pour les directeurs d’usine
Pour un DI, les questions pratiques sont immédiates : anticiper les compétences critiques, sécuriser le recrutement de profils rares (soudeurs qualifiés, techniciens d’intégration), et structurer les parcours internes pour réduire le délai d’industrialisation des nouveaux entrants. Concrètement, cela se traduit par :
- mise en place de co‑recrutements avec Naval Group et les pôles d’emploi locaux,
- conventions d’apprentissage et parcours de mobilité interne,
- plans de fidélisation (Rémunération, GPEC, parcours de carrière),
- création de cellules d’accueil pour les embauches massives afin d’assurer une intégration rapide et conforme aux exigences de sécurité et de conformité.
Exemples d’actions opérationnelles recommandées
Recommandations pragmatiques pour un directeur d’usine souhaitant tirer parti de l’annonce :
- Cartographier les métiers clés et les écarts de compétences à 12 et 36 mois.
- Mettre en place des partenariats locaux avec les centres de formation ; contractualiser des quotas d’apprentis.
- Structurer une offre RH attractive (mobilité, formations certifiantes, primes d’intégration) pour capter les talents.
- Auditer la chaîne fournisseurs pour identifier les capacités à monter en charge et déclencher des plans d’investissement ciblés.
- Coordonner les calendriers de production avec Naval Group pour lisser les flux et éviter les ruptures.
Ressources et documents utiles
Pour approfondir, le dossier de presse et les articles suivants offrent des repères : l’article d’origine sur Actu.fr présentant l’annonce du 16 janvier 2026, un article d’analyse industrielle sur le projet de centre d’excellence drones dans le Var publié par Usine Nouvelle, et les informations institutionnelles disponibles sur le site officiel de Naval Group pour les pages recrutement et orientations stratégiques.
Risques et points de vigilance
Plusieurs risques doivent être pris en compte :
- La concurrence pour les compétences rares au niveau national et européen,
- La montée des délais d’approvisionnement pour des composants critiques,
- La nécessité d’assurer la conformité et la sécurisation des recrutements pour des activités sensibles,
- La capacité des structures de formation locales à répondre rapidement à une demande accrue.
Sur ces sujets, l’implication des directions industrielles locales dans les comités de pilotage régionaux est cruciale afin de préserver la continuité opérationnelle.
Indicateurs à suivre pour mesurer la réussite
Pour suivre l’efficacité du plan, quelques KPIs sont pertinents :
- taux de remplissage des postes annoncés (% de 1 500 recrutements réalisés chaque année),
- taux de rétention à 12 et 24 mois des nouvelles recrues,
- nombre d’apprentis formés et taux de conversion en CDI,
- augmentation du chiffre d’affaires local ou du taux d’utilisation des capacités industrielles (mesure annuelle),
- délai moyen d’intégration opérationnelle (en mois) des nouvelles recrues sur les postes critiques.
Perspectives pour les industriels locaux
Pour un directeur d’usine dans la région, l’annonce de Naval Group constitue à la fois une opportunité de croissance et un appel à se préparer : renforcer la formation, sécuriser les partenariats fournisseurs, adapter les capacités productives et investir dans l’amélioration continue. La coopération entre industriels, pouvoirs publics et organismes de formation sera déterminante pour transformer ces annonces en retombées pérennes pour l’économie varoise.
Enfin, il est recommandé de suivre les calendriers officiels des publications d’offres et des événements de mobilisation (campagnes de recrutement en cours et événements prévus en 2026, notamment des journées dédiées à la filière défense et des sessions d’embauche collectives) pour synchroniser les initiatives locales avec les besoins de Naval Group.






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